- Réfléchir un peu plus sur le sens qu'on donne ou accorde au voyage en général:
- Avoir envie de partir pas ou très très loin,
- Me sentir moins con bête, ce qui reste relatif et rejoins le premier point,
- Découvrir des nouveaux endroits, couleurs, goûts, tout ça par la force de l'imaginaire.
Le voyage n'étant donc pas qu'une affaire d'image, de vidéo ou même encore de podcasts - bien que j'affectionne particulièrement ces derniers, on va parler (façon de s'exprimer) de livres. Mais trêve de blabla, passons tout de suite à ce qui intéressera le lecteur avisé - c'est à dire celui qui s'est retrouvé à lire cet article : Touriste, de Julien Blanc-Gras.
Apparté sur l'auteur
„Ubuesque“
Adjectif synonyme de grotesque, absurde.
Touriste c'est l'antipode du tour operator sans pour autant verser dans le backpacking (ou la collection de pays visités). Pourtant l'auteur avoue avoir envie de visiter de nombreux pays - qui n'en a pas envie ? - mais s'attache à des aspects plus concrets que de simples noms sur une carte. L'auteur est le personnage principal de ce livre (roman?) dont chacun des chapitres se déroule dans un pays différent. Pour les besoins de son travail, cet homme encore jeune mais plus trop naïf est amené à visiter des lieux pour mieux les raconter dans des magazines de voyages. Un touriste, comme les autres mais pas tout à fait puisque travaillant tout en même temps. Peux-t-on vraiment pratiquer le tourisme et bosser de concert ? Aucun détour n'est utilisé pour décrire les lieux visités. Drôle, triste, dépaysant mais avant tout humain ce sont les mots qui me sont venus une fois le livre terminé. J'ai aimé la simplicité des mots
Ce livre, je pourrai en parler pendant longtemps mais plutôt que de le recommander, je vous laisserai vous faire votre propre opinion si vous vous décidez à le lire. Quelques lignes pour finir :
„Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux ni braver les déserts infernaux. Je ne suis pas aussi exigeant. Touriste, ça me suffit. Le touriste traverse la vie, curieux et détendu, avec le soleil en prime. Il prend le temps d’être futile. De s’adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le monde est sa maison. Chaque ville, une victoire. Le touriste inspire le dédain, j’en suis bien conscient. Ce serait un être mou, au dilettantisme disgracieux. C’est un cliché qui résulte d’une honte de soi, car on est toujours le touriste de quelqu’un.“
J'édite ce sujet à posteriori pour partager ce podcast de Julien Blanc-Gras sur FranceInter.
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